À l’école hôtelière de Tahiti, les élèves ont mis les bouchées doubles pour valoriser les viandes calédoniennes, au cours d’un événement s’inscrit dans un partenariat inédit entre trois territoires du Pacifique : la Nouvelle-Calédonie, Wallis-et-Futuna, et la Polynésie française, désormais réunis au sein d’une même fédération des chambres d’agriculture et de la pêche.
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Un véritable buffet aux saveurs… carnivores ! Au menu : bœuf, porc, et bien sûr l’incontournable cerf calédonien. Des saveurs variées qui ont su conquérir, hier à l’école hôtelière de Tahiti, les palais les plus exigeants, y compris celui du président du Pays Moetai Brotherson. « J’ai pris du cerf préparé sauce […] et du veau […]. Excellent, c’est excellent ! Ce qui est intéressant ici c’est la possible complémentarité des 2 marchés » , ajoute-t-il.
Une complémentarité que les territoires veulent renforcer. La Polynésie pourrait ainsi exporter ses produits agricoles comme la patate douce ou les uru. De son côté, la Nouvelle-Calédonie fournirait ses excédents de pommes de terre et de viande, dont elle produit plusieurs milliers de tonnes. « L’objectif de cette fédération, c’est de porter des projets en commun avec la métropole, avec le ministère de l’Agriculture et même pour les fonds européens, au bénéfice de nos agriculteurs, de nos horticulteurs, la partie agricole de tous les territoires » , ajoute le Président de la CAPL (Chambre de l’agriculture et de la pêche lagonaire) Thomas Moutame.
Ces produits issus de Nouvelle-Calédonie ont été finement travaillés dans les cuisines. Une première pour le chef enseignant, habitué à cuisiner des viandes venues de Nouvelle-Zélande, des États-Unis ou encore d’Argentine.
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